Le jardin par le substrat
Un olivier en pot ne demande pas le même mélange qu’un hortensia, et la différence ne tient pas au goût du jardinier : elle tient au pH et au drainage. C’est la question que se posent la plupart des visiteurs de cette rubrique, souvent formulée « terreau ou terre de bruyère ».
On y trouve le substrat plante par plante. Les méditerranéennes qui veulent du drainant et du pauvre, olivier, lavande, romarin. Les acidophiles qui réclament un pH bas, hortensia, camélia, azalée, rhododendron, érable du Japon. Les agrumes, qui demandent les deux à la fois. Et les arbustes de haie ou de massif que l’on plante en pleine terre avec un amendement plutôt qu’un terreau.
La terre de bruyère occupe une place particulière ici, parce que celle vendue en jardinerie n’en est presque jamais. Ce qu’elle contient réellement, quand elle sert et quand elle ne sert à rien, est traité en propre.
Chaque sujet part d’une question réellement posée en ligne. Le contenu technique s’appuie sur des sources identifiables : la norme NF U 44-551 sur les supports de culture, les fiches techniques des fabricants de substrats, les publications de l’INRAE et de l’ANSES, les référentiels de lutte biologique. Les articles sont signés par la rédaction, aucun témoignage n’est inventé, et les pratiques répandues sans effet démontré sont signalées comme telles.